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Qu'est-ce qu'on fabrique ?

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« La poésie, et son théâtre, c’est un travail artisanal. » 

Nous ne prétendons pas définir la poésie ni représenter une chapelle particulière, mais être ouverts aux différents courants de la poésie d’aujourd’hui, à partir du moment où ils témoignent d’un vrai travail (joyeusement parfois de pointe) et d’un réel souci du lecteur ou de l’auditeur (bref, ne le prenne pas pour une “poubelle” pour l’égo de l’auteur, ni ne s’apparentent à un « discours » plein de clichés idéologiques ou formels).
Nous croyons que tendre vers la poésie, comme nous pouvons tendre vers l’humanité, est l’essentiel, et c’est cette universelle et solitaire “tension vers” que toute écriture nous invite à éprouver pour nous dépasser - et nous trouver - nous-mêmes.
C’est pourquoi nous croyons qu’elle doit-être, au même titre que la musique ou l’amour, le fruit d’un apprentissage. Même si nous voulons rendre ce dernier le plus aisé possible, et ouvert à tous, la difficulté de l’expression, c’est aussi sa vertu, là que nait le métier, qu’on remet son être à l’ouvrage

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où s’exercer à être, où se connecter à un ensemble de présences conscientes et inconscientes - à l’histoire d’un territoire comme à soi-même -, et une ville, un plateau, un quartier, sont, de ce point de vue, de fantastiques terrains de jeux pour les enfants que nous sommes ! Avec leurs labyrinthes, leurs toponymes, leurs points de vue, leurs impasses, leurs coulisses, leurs cours secrètes, leurs raccourcis et leurs scènes principales d’exposition, leurs lieux insolites ou institutionnels… Ils sont déjà le poème général que nous pourrons, si nous sommes à l’écoute, traduire ensemble.

La poésie est un lieu où être

Un lieu d’échange

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Enfin, un festival n’est pas une bibliothèque, mais un lieu de représentations et d’échanges, c’est pourquoi nous aimons à nous saisir de tous les stratagèmes ludiques, interprétatifs, interactifs, ou dispositif performatifs et théâtraux utiles à la transmissiondes poèmes, tout en ménageant quelques moments de rencontres plus « traditionnelles ». Le théâtre étant le lieu privilégié du rapport àl’autre, et en quelque sorte lascience de la relationinterpersonnelle, de l’incarnation, il nous est indispensable dans le regard que nous portons sur les événements que nous voulons créer. L’attention portée à la “mise en scène” de la parole (portée, à sajuste à sa place). L’idée aussi que le ou la poète.sse n’est pas une statue de cire avec une plume mais bien d’abord un homme ouune femme de son temps

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Une identité est née en 7 ans : “ Small is beautiful ”

Même s’il augmente, la qualité des interventions et de la relation produite lors de ces rencontres doit primer sur le nombre de personnes touchées. On espère pouvoir toucher bien sûr un grand nombre de personnes, mais on ne peut faire de « la poésie de masse », c’est même contre indiqué, antinomique, vu la délicatesse de ce qui est proposé, et programmé. Une promenade à 200 personnes, à part si elle devenait une sorte « d’happening poétique participatif », s’apparenterait plus à une manifestation qu’à une déambulation flâneuse, curieuse et éveillée, poétique et exploratrice. Nous préférons peut-être multiplier des îlots en archipels sur le territoire à l’avenir que de rassembler la foule des jeux du stade, favoriser la bonne acoustique que les décibels sans cervelle (cf. ce qu’est devenu la fête de la musique (sic)

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Une programmation de qualité

Le festival doit donc s’attacher toujours au « professionnalisme » de son équipe et des artistes invités. Ce n’est pas une contrainte d’âge, de revenu, ou de style, mais de s’assurer de l’engagement durable des artistes dans leur œuvre. De ne programmer que des artistes qui, quelque soit leur origine, sont impliqués intensément et authentiquement dans une démarche de création et de transmission de leur travail.

“Humanisme, parité, délicatesse, diversité et inclusivité ”

L’humanisme doit être un maitre mot de notre action et guider nos choix et nos relations.

Le respect des autres et du vivant, le respect des différences, et de chacun, acteur ou spectateur. Ce mot dit aussi le lien du festival avec une histoire profonde de la littérature et de la philosophie française ; Montaigne d’abord, mais aussi Rabelais, et sa « petite Thélème », son école idéale, Du Bellay, La Pléiade, etc, qu’il est riche et respectueux de cet héritage mais sans obséquiosité ni idolâtrie, car c’est bien à travers les poète.s.sse.s vivants les formes les plus novatrices de la poésie d’aujourd’hui qu’il souhaite promouvoir.

 

 

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L’accueil du public et des artistes doit donc être à cet image d’une façon manifeste. La considération offerte à chacun qu’il soit volontaire bénévole, spectateur ou écrivain. Le sourire et le soin de l’autre adressé franchement.Nous devons créer un lieu à part, singulier, dans nos événements, où les relations soient les plus idéales possibles, où chacun puisse vivre et être plongé dans une expérience créative mais aussi très qualitative du point de vue humain. Si cela nécessite un effort, ce dernier sera salutaire comme tentative et exercice. (Les sentiments positifs nécessitent plus d’énergie que les négatifs qui s’accommodent plus aisément du repli sur soi.) Or un festival est un espace de fête qui doit relever (sans naïveté) notre réalité plus proche de nos idéaux

L’interactivité et la pédagogie innovante.

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C’est aussi pour cela que nous voulons que le public participe de façon créative aux événements proposés, dans la mesure du possible. C’est aussi pour cela que nous voulons que le public participe de façon créative aux événements proposés, dans la mesure du possible. Car son écoute, de ces langues poétiques, souvent étranges et singulières, est rendue meilleure quand il a été lui-même sollicité comme partie prenante de l’expérience (exemples, de « poèmes collectifs de la nuit blanche », « poèmes de promenade », etc). Cela peut passer par quelques « scènes ouvertes », si elles sont le fruit d’un travail commun et que le moment est adéquat. Il s’agit à travers certains de se dire tous, et non pas l’inverse.

Créer du commun

C’est aussi grâce aux nombreuses synergies avec d’autres associations locales, lieux du territoire, etc, que nous parvenons à créer un événement « ouvert ». N’ayant pas de lieu en propre, il y a nécessité pour le festival de s’ouvrir aux autres et de dialoguer avec eux (libraires, théâtres, bibliothèques, lieux associatifs, etc). Ces relations nous engagent, nous coûtent, nécessitent des efforts d’organisation, mais, au final, nous enrichissent car elles nous relient aux autres.

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