
Ils feront la 7ème édition du Festival
Partez à leur rencontre !
Artiste
plasticienne

Dominique Fajnzang
"Mon travail s'articule autour de l'idée de l'espace et du corps. Organisation de l'espace - perturbation de l'espace - espace physique - espace mental - espace de la mémoire - espace du temps. Il s'agit d'une exploration des différents espaces dans lesquels nous nous tenons et comment se situe le corps à l'intérieur de ces espaces. Comment les espaces s'ouvrent, se dilatent, se replient, comment s'effectue le mouvement de va et vient entre intérieur et extérieur, comment se respire le monde, où se place l'espace d'intimité ?
Autant de questions, autant d'installations. Mes matériaux privilégiés sont le minéral, le végétal, la toile d'acier, le miroir, la tige de carbone, l'image par la photographie, le son."
Poète.sse.s

Albane Gellé
“Nous vivons parmis les arbres, nous vivons parmi les visages, ceux des maisons, des avenus, de tous les siècles.
et il arrive que nous nous reconnaissions.”
Albane Gellé organise dans différents lieux des évènements et des actions autour de la poésie, de la littérature, Elle vit aujourd'hui à Chênehutte, créé en 2014 "Petits chevaux et compagnie" qui propose des temps et des espaces aux enfants et à leur famille Elle continue de se déplacer pour des lectures, des rencontres autour des livres, des ateliers d'écriture en classe.

Bruno Fern
“Y a-t-il suffisamment de quoi ?
Faire ?
S'inquiéter ?
Quand et où se déroule ?
Dans quel sens coule ?
Est-ce une solution ?
Si oui, est-elle tenable ?”
Bruno Fern est un poète contemporain.
Il vit à Caen où il participe depuis 2001 à l'organisation des lectures d'ici poésie. Il est l'inventeur de contraintes formelles qui démultiplient souvent les lectures du texte. Combinant les lexiques et les tonalités, il entremêle ses mots à ceux d'autres auteurs. Il travaille au corps la langue pour en extraire tous les possibles1. Certains diront qu'il « questionne le langage »2. Il n'appartient à aucun mouvement littéraire spécifique.
Musicien.ne.s


Valérie Vivancos
Fred Aubin
Frédéric Aubin entame son apprentissage musical au Conservatoire de Rouen, d’où il ressort diplômé en écriture, en formation musicale et en jazz. Elève de trompette de Francis Donadini, il obtient plusieurs prix de concours nationaux (1er prix de la fondation Léopold Bellan et 2ème prix de l’UFAM) et se perfectionne à l’Ecole Normale de Musique de Paris avec Pascal Vigneron, ainsi qu’au Conservatoire d’Amiens avec Eric Aubier.
Egalement titulaire d’une licence universitaire de musicologie et d’une bourse de la SACEM, Frédéric Aubin est un musicien très éclectique qui pratique avec autant de plaisir et d’aisance la musique classique, baroque, le jazz et la variété.
Ocean Viva Silver (Valérie Vivancos) s’inspire de différentes traditions et pratiques artistiques pour composer des paysages sonores immersifs et concrets.
Fusionnant l’art avec des situations et des processus expérientiels, elle a dirigé des ateliers de « dérive » au Brésil, invité le public à dormir dans un bunker au Danemark, joué de la musique spatialisée dans un planétarium, sur un bateau sur le Danube, improvisé une performance pour des objets sonores trouvés à Hong Kong, mené une expérience de rêve lucide toute la nuit dans un musée, conçu des sons pour des répondeurs téléphoniques et des caméras de surveillance.

"Efface
Index gravé des ans
Sur le sable d’un lac
Et passe
Epine jusqu’au sang
Goutte
Retour des têtes blondes
Retrace
Sur le ciel de mes cils
L’histoire
D’une ocre fumée lasse
Du soir
Des noces."
Ecrivaine, poète militante des droits humains, est réfugiée politique en France. Elle a publié quatre livres en farsi. Toutes ses œuvres sont interdites en Iran où elle a été emprisonnée à plusieurs reprises, en raison de ses écrits. Son recueil de poésie, Mille vies inachevées, a été publié en français, et son nouveau roman, Écrire avec un couteau, sera bientôt publié en français. Elle a été invitée à plusieurs reprises en résidences en France, au Luxembourg et en Belgique. Elle a prononcé deux discours au Sénat français, coopère avec le Comité de laïcité et, en tant que première auteure iranienne

Jacques Jouet
"Que voilà bien bonne justification d'ordre quasi civique,
vider la langue à son extrême et la remplir à son extrême,
la goutte fondante qui fait régner le vide et la gonflante qui fait déborder le vase, bée et chante,
alternativement ou simultanément,"
Jacques Jouet est membre de l’Oulipo depuis 1983. Ilrencontre l’Oulipo, en 1978, à l’abbaye de Royaumont, lors d’un stage dirigé par Paul Fournel, Georges Perec et Jacques Roubaud. À la fois poète, romancier, nouvelliste, auteur de théâtre, essayiste, et artiste plasticien (il réalise des collages). Jacques Jouet participe, comme Hervé Le Tellier, à l’émission « Des Papous dans la tête » sur France Culture. Il compose, depuis le premier avril 1992, un poème quotidien, Le Poème du jour. Son roman-feuilleton La République de Mek Ouyes, compte près de deux mille épisodes à ce jour. Ses livres sont publiés, principalement, aux éditions POL.

Timotéo Sergoï
"Puise la force aux étamines, jette ta tristesse au fleuve et noue au ciel tes espérances"
Timotéo Sergoi, de son vrai nom Stéphane Georis, est un poète, écrivain, comédien et marionnettiste belge né en Belgique. Il a débuté sa carrière artistique en tant que comédien-voyageur, parcourant l'Europe avec sa famille pour présenter des spectacles de rue et de marionnettes. En parallèle, Timotéo Sergoi a développé une œuvre littéraire riche, comprenant une vingtaine de livres mêlant poésie, récits de voyage et réflexions sur son métier.

"Mon espèce ravage mon espèce au nom de l'humanité comme de l'inhumanité de mon espèce. Mon espèce pollue ce qu'elle invente de plus sacré dans le fumier de mon espèce.
Et mon espèce tue et traite les autres espèces comme sa propre espèce. Mon espèce entasse les bêtes qu'elle mange dans des hangars où elles pourrissent vivantes et enferme dans des camps où ils pourrissent vivants les membres de son espèce. Mon espèce viole les femmes et les enfants de son espèce. (...)"
Claude Ber écrit une poésie intense, qui interroge la mémoire et la résistance. Entre poésie, théâtre et essai, ses livres (La Mort n’est jamais comme, Mues) creusent la langue avec force. Engagée, elle fait entendre sa voix dans les festivals et rencontres littéraires, en France et ailleurs.

Célestin de Meeus
"Quelques nuages apparaissaient au loin, roulant sur l’horizon, de gros nuages très blancs, épais, qui semblaient retenus, pour le moment, par une ligne de force invisible, mais qui, déjà, chargeaient l’air alentour d’odeurs de pluie et de poussière et de bitume, des odeurs de jasmin d’humus et de racines, de musc et de fumier humide."
Célestin de Meeûs, né en 1991 à Bruxelles, est un poète et écrivain belge. Il a cofondé et codirigé la revue de poésie et d'arts graphiques "On peut se permettre" de 2015 à 2020. Il a notamment travailler sur des récits comme Écart-type (2018), récompensé par le prix Émile Polak, Cadastres (2018), lauréat du prix de la Vocation, et Cavale russe (2021), qui a reçu des mentions spéciales aux prix Apollinaire et Max Jacob découverte.
%20Bona%20Ung%20(1)_JPG.jpg)
Paloma Hermina Hidalgo
"Parlons romance, baby. Si tu n’avais pas eu d’autre espoir que de soulager (n’importe la manière) tes ardeurs de pute, si la tendresse n’eût été pour rien d’autre dans ce castelet, tu te se serais arrangée de l’abjection de ton désir. Mais tu es altérée, Aqua. Altérée : celle qui a soif. Celle qui désire. Mais altérée, aussi, l’enfant lésée dans sa plénitude. Exotique à sa chair. « Alter » : l’autre, celle qui manque."
Paloma Hermina Hidalgo est une écrivaine, poétesse et critique française d'origine franco-andalouse. Elle débute sa carrière de critique d'art et littéraire à l'âge de dix-huit ans en collaborant notamment avec Le Monde. En 2020, elle publie Cristina sous le pseudonyme de Caloniz Herminia, réédité en 2023 sous son nom avec une préface d'Alain Borer. En 2023, son recueil Rien, le ciel peut-être, préfacé par Dominique Sampiero, paraît aux éditions Sans Escale. Lauréat de la Bourse Gina Chenouard de la Société des Gens de Lettres, ce recueil transcende l'expérience personnelle pour toucher à l'universel.

"Puisque du désastre, tout naît, tout croît
Qu'aucun n'a trouvé ni nom ni tempo
à cette humeur prise dans une quarantaine céleste
Puisque juin se bat sans cesse contre novembre -
Nous faisons le vœu cher de toujours nous débarrasser
de ce que nous aimons le plus."
Tom Buron, né en 1992 à Évry, est un poète français reconnu pour son écriture rythmée et musicale, influencée par le jazz. Il est l’auteur de Le Blues du 21ᵉ Siècle (2016), Nadirs (2019) . En 2023, il publie La Chambre et le Barillet, explorant la ville et la quête spirituelle. Il collabore avec des musiciens et se produit en concerts-lectures. Finaliste du Prix Apollinaire Découverte en 2021.

Nadine Buraud
"Un silence s’est glissé
entre la table et la pluie
la vie s’épaissit
on crie sous les ombres
on ne s’entend plus
un double de soi
circule à bas bruit
la peur résonne
alors on taille ses crayons
à l’endroit du silence
à l’envers du monde"
Nadine Buraud est une poétesse française contemporaine. Son recueil Le ciel coulisse (2024) illustre son talent à capturer des émotions profondes. Nadine Buraud vit à Paris après avoir passé 30 ans en Normandie. Elle se consacre à l’écriture poétique depuis une dizaine d’années, et participe à l’aventure des Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Elle emprunte une voie de simplicité et de précision qui mêle intimement une dimension existentielle avec un travail d’observation et de transcription, un oeil dans le microscope, l’autre dans le télescope, à la recherche constante d’une vie sans frontières entre le quotidien, le monde et la poésie.

"L’expérience de voir est silence harmonieux des formes épousées, dormantes ou réveillées, parfois révélées à l’immensité de l’intime. Ici la création revient à mettre en suspension le point de vue afin de libérer l’espace du corps de ses contours raisonnés."
Après des études en Sciences Agronomiques et en Littérature, Philippe Brame reprend l’écriture de ses carnets poétiques parallèlement à son travail d’éducateur dans un Institut Médico-Educatif pour enfants aveugles. De cette expérience va naître un travail sur le sens du regard. Depuis 1994, Philippe Brame habite dans l’Aube (France). Ses œuvres photographiques et poétiques sont régulièrement présentées en France et à l’étranger. Il donne régulièrement des conférences et dirige des formations à la photographie et à la poésie.

Atieh Attarzadeh Farideh
"le bronze à été découvert hier.
Nous avons plongé la première épée dans la gorge du premier homme.
C'était une sensation étrange."
Atieh Attarzadeh est née en 1984 à Téhéran. Elle a réalisé des documentaires sur la culture et la société iraniennes. Parallèlement, elle publie des romans et des livres de poésie qui ont fait d’elle l’une des écrivaines les plus influentes de sa génération. Ses deux romans sont des best-sellers en Iran.

Sofía Karámpali Farhat
"Ce monde est sauvage
sauvage est mon âme
je suis née ici
je mourrai là-bas
ailleurs
quelque part
sur une aile froissée
mais qui aura voyagé
ailleurs
quelque part
sur une mèche consumée
mais qui se sera enflammée (...)"
Sofía Karámpali Farhat est une poète, activiste et artiste autodidacte gréco-libanaise née en 1994 au Sud-Liban. Elle y a vécu ses dix-huit premières années avant de venir s’installer à Paris. Elle écrit en français, qui n’est pas sa langue maternelle mais sa langue d’adoption. Elle écrit la guerre, l’exil, la résistance avec une part importante accordée à l’érotisme. Sa poésie est indissociable de son activisme intersectionnel qu’elle mène en France, dans le monde arabe en général et au Liban en particulier.

Katerina Apostolopoulou
"Et les enfants demandaient
quelle est la place exacte
où l'on doit se tenir
dans la mer
sur la terre
sous le ciel?"
Katerina Apostolopoulou est une poétesse et écrivaine franco-grecque née en 1981 à Volos, en Thessalie, Grèce. Après des études de lettres et de civilisation française à l'université d'Athènes, elle s'installe en France pour poursuivre un DEA de littérature comparée à la Sorbonne. Elle vit actuellement à Paris, construisant des ponts entre son pays natal et son pays d'adoption. En 2020, elle publie son premier recueil de poésie, J'ai vu Sisyphe heureux, aux éditions Bruno Doucey. Ce recueil, composé de trois poèmes narratifs, met en lumière des destins simples et dignes, reflétant la fierté du peuple grec. L'ouvrage a été récompensé par la Pépite Fiction Ados du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en 2020.

Vanda Benes
Actrice, metteur en scène et pédagogue. Quand elle n’est pas en tournée en France et à l’étranger, elle vit entre Paris et la Bretagne où est basée sa compagnie, La belle Inutile. Formée à Paris au théâtre, à la danse et au chant, elle suit parallèlement un parcours universitaire. Interprète sur scène, depuis son adolescence, de textes classiques et contemporains, elle collabore également aux émissions et pièces radiophoniques de France Culture, prête sa voix à des documentaires, des méthodes pédagogiques ou des audio-guides et tourne pour le cinéma et la publicité.

"Aidez-moi
À lever le bras droit
Pour faire signe
et murmurer
qu'il y a du vent
sous la peau (...)"
Écrivain, Jean-Christophe Bailly est également proche de la peinture et du théâtre. Depuis plus de quarante ans (son premier livre, "La légende dispersée", une anthologie du romantisme allemand, paraît en 1978), il a publié une vingtaine de livres qui, le roman mis à part, arpentent tous les champs de l'écriture : essais (philosophiques ou esthétiques), poésie, journaux, théâtre. Il est également l'auteur de monographies sur des artistes contemporains et d'un essai sur les portraits du Fayoum.

"tu lis,
suspendre et espacer,
tu transformes,
tu pars de l’infinitif,
une origine à collectif ne peut pas être institutionnalisée,
c’est ce que tu entends souvent,
le commun avance avec les questions qui s’abattent,
cherche tentative,"
Florence Jou, explore la plasticité de l'écriture poétique et les interactions entre différentes disciplines artistiques, telles que la musique, les arts plastiques et le graphisme. Florence Jou développe également des performances et des projets multimédias, créant des espaces de rencontre entre les arts et les modes de diffusion artistique.

Lambert Castellani
"Si j’ai tant de mal, si tous nous avons tant de peine à nous départir de la première impression, ce n’est pas tant par lâcheté ni parce que l’effort nous coûte ; c’est que le jugement nous biaise. Toutes trompeuses qu’elles soient, les apparences nous biaisent le cognitif. C’est un ancrage mental, dit-on."

Jean-Michel Espitallier
"un mur
balles de cuir
je reprends
je reprends sacs et paquets
je reprends boules de cuivre
je reprends les cartes à jouer
les becs je les reprends"
Après des études de lettres à Aix-en-Provence, il travaille dans l'édition, notamment en tant qu'attaché de presse et lecteur de manuscrits aux Éditions Gallimard, ainsi que directeur de collection aux Éditions Philippe Rey. Parmi ses publications notables figurent :
-
Caisse à outils : un panorama de la poésie française aujourd’hui (2006), offrant une vision critique de la poésie contemporaine.
-
Syd Barrett, le rock et autres trucs (2009), un essai sur le cofondateur de Pink Floyd.
-
La Première Année (2018), un récit poignant sur le deuil.
-
Cow-boy (2020), une exploration des mythes personnels et familiaux.
En 2023, il reçoit le Grand prix de poésie de la Société des gens de lettres pour son ouvrage Tueurs (2022).

Hala Mohammad
"Le peuplier derrière l’enceinte de la maison
offre-lui un rire à la fenêtre
offre-lui les cordes à linge, les miroirs
Et les pinces à linge de bois."
Hala Mohammad est une poète et réalisatrice syrienne. Elle est née en 1959 à Lattaquié, sur la côte. Elle a réalisé plusieurs documentaires sur le thème de la littérature des prisons et a travaillé en tant qu'assistante-réalisatrice sur deux longs métrages tournés en Syrie. Parallèlement, ses recueils paraissaient au Liban. Elle a quitté la Syrie en 2011 et a trouvé refuge en France.

Benjamin Guérin
"Même les loups ont fini par apprendre
à marcher sur des ponts
dans l’ombre des caméras
de télésurveillance
ils se retrouvent le soir
aux sorties d'autoroute
traversent le monde
sans jamais se faire voir
en retrait sur les bandes
aux arrêts d'urgence
invisibles et présents (...)"
Benjamin Guérin est un poète et philosophe français vivant en Lozère.
Son œuvre poétique est marquée par une approche existentielle et une sensibilité environnementale. Parmi ses publications, on compte Quand nous étions des loups (2024), Exister (2021), Chants du voyageur (2019), Le Rossignol de l'Oronte (2018) et Métropole oubliée (2016).
Depuis 2020 il est directeur artistique du Festival "Sources Poétiques" en Lozère, visant à promouvoir la poésie contemporaine à travers diverses formes artistiques.
Parallèlement, il mène des recherches sur la fin de vie et l'utilisation thérapeutique des psychédéliques. Son engagement artistique et philosophique témoigne d'une quête profonde de sens et d'une exploration des confins de l'existence humaine.

Christian Prigent
"J’appelle la poésie la symbolisation d’un trou.
Ce trou, je le nomme réel. Réel s’entend ici au
sens lacanien : ce qui commence là où le sens
s’arrête."

Ils ont fait les anciennes éditions du Festival
Partez à leur rencontre !

Maud Thiria
“dans le déssouvenir
territoire de l’errance dont tu n’as plus la carte
géomètre de l’invisible
sur l’indicible route
tu tiens en bloc pour ne pas fuir
entièrement”

Julia Lepère
"Au retour
Arbres coupés
Quelqu'un me dit qu'ils empêchaient le soleil d'aller
Derrière la terre depuis nos yeux
J'acquiesce
"

Louise Moaty
"la nuit avance
mes yeux se cabrent
les regards brûlent
là je deviens
je deviens loup
"

"Je ne sais
quels mots offrir
ni quel pas accomplir
dans l'oubli de tout pas
ni quel geste ébaucher
vers qui se retire."
Aurélie Foglia
"autrefois
Ils étaient autres
les Longtemps
qu’on croyait liés au ciel
Ils donnaient la grandeur
fléchaient le chemin d’être
au-dessus de la mort maintenant
Ils sont trop loin"

"T'es qu'un court-jus,
un surplus d'oublie
dans les épaisseurs.
ça a un nom c'est l'existence"
Suzanne Doppelt
"Imitant légèrement l'oiseau elle se tient dans l'air d'une manière
parfois d'une autre, plus ou moins longtemps contre et avec
l'agitation du vent, son vol est naturel mais sans ailes et sans
organes analogues, chaque bulle se déplace parmi les bulles de
son espèce"

"L’âme éduquée au noir de fumée
Une bougie filante un psautier un crâne fêlé
L’âme de chair s’épouvante sondant en soi
L’abîme"

Cécile A. Holdban
"De la pointe du doigt
puis de la paume entière
effleurer un visage,
doux ou rugueux
l'épaule, la main
ou le galbe du sein
quelques grains de beauté
le pays qu'ils composent."

Tristan Felix
“Chaque ouverture tend un bras qui agite une main dévorée par des signes obscènes. “
Nicolas Gonzales
« trois heures
et quelques notes de sommeil
les premières salves de café inondent ma langue de porcelaine
je me tiens nu sur la rive
d’un angle droit
les mains tressées dans le dos
je dévore à pleines dents mon contrat d’aliéné"

Ada Mondès
Ian Monk
“Comment peut-on manquer de ce qu'on ne connaît pas ? Mais toi qui viens du Vieux Monde. L'innocence saute entre les flaques et les bourbiers, les mains pleines de billes.”
Le droit à la parole

Frédéric Tison
Laurence Vielle
“C’était comme si nos corps s’effondraient dans le soir
Que les branches, plus haut, multipliaient
Comme si nos forêts trouvaient à boire
Dans l’ombre et comme si ce soir
Était pour nos regards un merveilleux visage
À embrasser et à aimer.”


Jean d'Amérique
Céline De-Saër
"Rhapsodie rouge, crépuscule fantasmé par l’horizon. Sa vingtaine se balade parmi la foule, s’arrête à une terrasse : radeau pour les noyés. Elle ouvre ses ailes, à dépecer les collines embourbées d’idées fixes. Les ténèbres espèrent en vain la conquérir, la séquestrer : aucun nuage ne peut contrarier un oiseau ivre."
“Il flotte sur la vitre du train.
Il flotte sur le nomade, sur le peuple qui n’a pas
d’habitation fixe.
Je suis de la tribu itinérante.
J’erre parmi les grues cendrées
sur une mer du Nord migrante
en pays d’Auge.”

Florentine Rey
"Le soleil s’est planté dans le changement d’heure
son premier rayon a frappé en avance
la crête du coq a pris feu."

Marie de Quatrebarbes
"On peut dire qu'il y a un triptyque de l'infortune, et tenter de cibler le point où se mélangent nos fortunes passées et nos doutes, nos fortunes perdues"


Raphaël Laiguillée
"Si ça se trouve tu m’attends comme une lettre volée qui crève
les yeux du somnambule qui la cache et du veilleur qui la
cherche
du veilleur qui la trouve et du dormeur qui la recache"
Erwann Rougé
"La mer n'évacue pas, ne vide pas les regards. La mer nous regarde dans les yeux et c'est le signe d'un combat. La mer ne nous égare pas, nous ne sommes jamais perdus par ses mensonges, qu'elle nous affronte ou bien nous frôle, nous esquive, nous piège, nous enlace et nous déchire, elle nous révèle chaque fois davantage, non pas un secret, mais la présence d'un secret."

Elke De Rijke
“ et quand je m’arrachais à moi pour être ce que vous êtes,
mes pieds étaient attelés à des pédales
et mes mains guidaient un volant.
des milliards de racines bourdonnaient à mes oreilles…”

Denis Lefrançois
“ et quand je m’arrachais à moi pour être ce que vous êtes,
mes pieds étaient attelés à des pédales
et mes mains guidaient un volant.
des milliards de racines bourdonnaient à mes oreilles…”

Raphaël Monticelli
“si rire est au fond
une manière d’être
de
demeurer quand même alors
que tout chavire
rions"

"En plein contre-jour, on voit la fenêtre du ferry-boat est énorme en biais, sur-éclairée de ciel azur, avec la mer emplissent l’image au centre, repoussant le crâne des passagers sur les bords, en ombres chinoises."

"Les reflets nous trompent
les miroirs nous fascinent
mors dorés
les bleus se courbent
dans les ondées de l’eau
Tourbillons"



Zoé Besmond de Senneville
"En ce moment, c'est calme dans mes oreilles. Le silence du confinement leur sied bien. Pas de sollicitation ou sursollicitation. Pas de tentative d'attraper des mots au milieu d'un groupe ici et là. Pas de constant brouhaha de la rue, de la circulation, pas de peur de ne pas entendre la prochaine phrase. Pas de lecture labiale non plus. Et pas d'appareils."

Michèle Métail
“sous la neige
ce qui n’est plus visible
aux journées chaudes d’été
les établissements de bain
à la jonction des cours
mentionnés sur les plans
autrefois”

Samira Negrouche
Jérôme Game
Germain Roesz

Charlotte Bonnefon
"... les traîne-bruyères. C'est ainsi que l'on nomme celles qui ont bu le sirop des chemins et en ont pris le goût".


“Aujourd’hui le soleil ben je l’ai pas encore oublié comme j’essaie pas de t’oublier toi “
"Y a-t-il des yeux en ce monde
des oreilles en ce monde
qui soient nés
pour accueillir
en leurs âmes
l’obscénité
l’obscénité
l’obscénité
l’obscénité
l’obscénité
et s’en détourner
et ne pas s’en détourner ?"

“oh l'homme que j'ai aimé
que reste-t-il de nos années
où palpitèrent nos corps tressés
sur mes lèvres
l'alphabet de ta langue morte
est braise au feu de chaque nouveau baiser”
IL NOUS SOUTIENNENT































